logo_EPCO_Live_petitVoici une étude américaine qui indirectement nous permet, égoïstement, de relativiser un certain nombre de carences que nous connaissons dans le parcours de soins des personnes atteinte de cancer en France.

Treatment delivery process in US through specialist pharmacies do not allowed reactive treatment access for patient. The following study assessed time to delivery and out-of-pocket cost for patient in prostate and kidney Cancer.

Cette étude édifiante s’est intéressée aux efforts à produire pour qu’un patient puisse obtenir son traitement anti-cancéreux oral une fois la prescription médicale réalisée sur le territoire américain. Les cas de 116 patients ont été analysés (55% atteints d’un carcinome rénal et 45% d’un cancer de la prostate). Six molécules différentes ont été étudiées (Abiratérone, Enzalutamide, Sunitinib, Pazopanib, Everolimus et axitinib). Les résultats montrent qu’il faut en moyenne 2 semaines entre la prescription du traitement et la prise du premier comprimé avec des différences significatives entre les médicaments (7 à 20 jours en fonction de la molécule). Comme la délivrance des thérapies orales anti-cancéreuses est du ressort de pharmacies spécialisées, en moyenne dans 1 cas sur 3 la prescription change de pharmacie. Dans 50% des cas cela nécessite entre 2 et 4 appels téléphoniques pour obtenir le traitement et dans 15% des cas jusqu’à 8 appels !!!

Enfin, chose que nous avons le privilège de ne pas connaitre, le coût de traitement à charge du patient passe en moyenne de 1224$/mois à 42$/mois grâce à des programmes d’assistance financières permettant de couvrir une grande partie du restant à charge. Quelle chance en France, de pouvoir obtenir son traitement dans n’importe qu’elle pharmacie, du matin pour l’après-midi (en général) avec une prise en charge à 100%. Espérons que cela puisse durer.

Abstract 6506 – YN. Wong

JS

 

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