Plus de 50% des patients recevant des chimiothérapies contenant des sels de platine, des taxanes ou bien des vinca-alcaloïdes présentent dans les semaines qui suivent, des neuropathies périphériques pouvant être très invalidantes. A ce jour, il n’existe aucun protocole de traitement pour prévenir ou soulager durablement ces neuropathies.

Elles peuvent prendre différentes formes comme des douleurs, des pertes de sensation, des échauffements, des picotements, une intolérance au froid… Certains patients se retrouvent avec des pertes d’équilibre car ils n’ont plus de sensation ou bien ne peuvent plus tenir un stylo dans les mains.

Une équipe américaine a réalisé une étude randomisée, prospective, multicentrique pour évaluer l’impact de l’activité physique de manière concomitante à la prise de la chimiothérapie. Seules deux petites études randomisées existent à ce jour avec des résultats en faveur de la pratique de l’activité physique.

Le programme s’appuie sur le protocole EXCAP, qui comprend des activités dynamiques de faibles à moyennes intensités, réalisées au domicile, sur une durée de 6 semaines avec des objectifs quotidiens.

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer l’impact de l’exercice sur les neuropathies.

314 patients ont été recrutés dans deux bras: 176 pts dans le bras chimio+exercice et 138 pts dans le bras chimio seule. Les patients devaient être notamment, naïf de chimiothérapie et sédentaire.

92% des participants sont des femmes, 55.6 ans d’âge moyen. Les patients traités pour cancer du sein représentaient 78%, 60% traités par taxanes seuls, 22% taxanes +sels de platine.

Les engourdissements ont été réduit significativement. L’exercice permet de diminuer significativement les neuropathies périphériques (p<0.04) sachant que les patients plus âgés bénéficient davantage que les sujets plus jeunes. La raison semble être liée à la faiblesse de la charge d’exercice proposée au cours de l’étude.

Abstract 10000 – I. Kleckner

JS

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