Les présentations de ce matin ont abordé le sujet de la place de nouveaux inhibiteurs de la tyrosine kinase anti-EGFR (Récepteur de l’epidermal growth factor). Nous connaissons déjà le gefitinib (IRESSA®), erlotinib (TARCEVA®) de 1ère génération et l’afatinib (GIOTRIF®) de 2ème génération.

1ère génération 2ème génération
Gefitinib – IRESSA® Afatinib – GIOTRIF®
Erlotinib – TARCEVA®

 

Les données présentées dans le cancer bronchique non à petites cellules permettent d’entrevoir l’arrivée de nouvelles molécules de 3ème génération capable d’être efficaces quand les mutations du récepteur EGF ont rendu les précédentes molécules inefficaces. Il s’agit du Rociletinib qui montre dans une étude de Phase I/II son efficacité chez des patients qui ont échappé aux TKI de 1ère et 2ème génération. Cela permet donc potentiellement d’ajouter une nouvelle ligne de traitement dans une localisation tumorale très péjorative.

De même, le Pr. J.C. Soria de l’Institut Gustave Roussy, a présenté les données de survie globale de l’afatinib (GIOTRIF) dans un certain type de cancer bronchique (Squamous cell carcinoma qui représente 23% des cancers bronchiques non à petites cellules). A ce jour, il n’y a que peu d’alternatives avec notamment erlotinib et docetaxel. Les données montrent significativement, la supériorité d’afatinib versus erlotinib avec un profil de tolérance acceptable. Ainsi afatinib se positionne comme le nouveau standard de traitement dans cette indication en 2ème ligne de traitement. Dans cette indication, la question portée par les débateurs est plutôt de savoir si les Inhibiteurs de l’EGFR ont leur place versus la chimiothérapie compte tenu des résultats d’efficacité…. A suivre

JS