Des données qui changent les pratiques dans l’ovaire métastatique : « PARP Rising »

Nous avons vécu un moment comme on les aime, à savoir la présentation de résultats d’essais cliniques qui vont changer la prise en charge des patients. Désormais, c’est le cas pour les femmes atteintes d’un cancer avancé de l’ovaire en 1ère ligne de traitement. Sans rentrer dans les détails, trois molécules appartenant à la même classe ont démontré des résultats d’efficacité significatifs permettant leur incorporation dans la stratégie thérapeutique. C’est une superbe avancée dans un domaine qui n’avait pas beaucoup connu de nouveauté et l’on pense beaucoup à ces femmes que nous avons à l’officine et qui se battent contre cette maladie.

Ces médicaments appartiennent à la classe des inhibiteurs PARP. Le mécanisme d’action est relativement compliqué mais en quelques mots ils agissent sur le système de réparation de l’ADN en synergie avec la perte de la fonction de BRCA par les cellules tumorales, provoquant une importante instabilité génétique qui amène à la mort de la cellule.

L’olaparib (Lynparza®) est le premier à avoir eu son AMM en France. C’est une thérapie orale qui interagit avec l’alimentation. La posologie est en deux prises, matin et soir, à la même heure et en dehors du repas (2h avant et 1h après).

Le Niraparib (Zejula®) est un autre PARP inhibiteur à avoir son AMM en France. La posologie est en une prises, plutôt le soir, pendant ou en dehors du repas.

Vous retrouvez les fiches médicaments pour les professionnels et pour les patients sur différents sites comme ROHLim, Omedit Bretagne…

2019-09-29T17:21:44+00:00